Mesurer les activités des jeunes pour comprendre leurs habitudes
Comment la participation au sport et à l'activité physique évolue de l'enfance à l'âge adulte
Depuis 2011, près de 1 000 jeunes sont suivis de la fin du primaire jusqu’à l’âge adulte et répondent périodiquement à des questionnaires qui visent à mieux comprendre les mécanismes derrière l’abandon — ou le maintien — de l’activité physique et d’autres comportements en lien avec la santé.
Infographies MATCH
L'activité physique et sportive en contexte organisé et non-organisé
Ex. Hockey / Basketball / Yoga / Judo / Natation en club / Cardiovélo, etc.
- Favorise une bonne estime de soi et l’efficacité émotionelle.
- Aide à réduire l’isolement et l’anxiété.
- Contribue à un développement sain.
- Les effets bénéfiques sur la santé sont renforcés à travers l’implication positives des pairs.
Ex. Course à pied / Poids et haltères / Randonnée / Nage libre / Ski de fond, etc.
- Permet le maintien de l’activité physique lorsque l’accès aux activités organisées diminue à la fin de l’adolescence.
- Plus facile à maintenir avec le temps.
- Aide à gérer le poids et la santé physique.
- Aide à gérer le stress et la santé mentale.
Ce que MATCH nous apprend jusqu'à maintenant
L’influence de l’environnement social
- Les parents ont un effet déterminant sur le niveau d’activité des jeunes à court et long terme.
- Les jeunes qui peuvent compter sur un soutien concret et tangible de leurs parents (accompagner aux entraînements, payer les frais liés, fournir l’équipement, etc.) sont plus susceptibles de maintenir un plus haut niveau d’activité physique pendant plusieurs années.
- Prêchez par l’exemple fonctionne. Les enfants dont les parents pratiquent des sports moins populaires (ex. escalade, ultimate frisbee, etc.) sont plus enclins à explorer ces disciplines.
- La présence d’infrastructures (pistes cyclables, parcs avec installations polyvalentes, sentiers) et un environnement scolaire adapté (supports à vélo, brigadiers scolaires, programmes de transports actifs, etc.) favorisent la pratique de l’activité physique.
L’activité physique au bénéfice de la santé mentale
- Plus les jeunes participent à des activités physiques, plus ils rapportent avoir une santé mentale positive et une bonne qualité de vie.
- Les jeunes qui ont pratiqué plus d’activités physiques pendant l’adolescence sont plus nombreux à utiliser l’activité physique comme stratégie de gestion de stress et ont ainsi rapporté de meilleurs niveaux de santé mentale pendant la pandémie de la COVID-19.
- L’activité physique pratiquée à l’adolescence continue d’avoir des effets positifs sur la santé mentale des jeunes adultes.
- 66% des jeunes canadiens et canadiennes ne pratiquent pas d’activités physiques sur une base régulière et ne peuvent donc pas profiter de cet outil pour la gestion de leur stress.
L’impact de l’image corporelle sur les comportements de santé
- Des niveaux plus élevés de honte, de culpabilité et d’embarras liés à l’image corporelle sont liés à une plus grande diminution de l’activité physique.
- Les adolescent.e.s qui disent vouloir perdre du poids présentent généralement de moins bonnes habitudes de vie ; plus de temps d’écran, plus de consommation de boissons sucrées et moins d’activité physique.
- Un niveau plus élevé de fierté par rapport à son image corporelle est lié à un plus haut niveau d’activité physique tout au long de l’adolescence.
Un c’est bien, mais plus c’est mieux
- Les jeunes qui pratiquent une grande variété d’activités physiques ont plus de chances de demeurer actifs en vieillissant.
- Essayer une grande variété d’activités physiques permet de découvrir et de développer des intérêts variés.
- Les jeunes qui se spécialisent dans un seul sport risquent davantage d’abandonner toute activité physique.
Profils de pratique du sport et de l'activité physique
À partir des données de l’étude MATCH – plus précisément celles portant sur les niveaux d’activité physique, les types de sports pratiqués, la fréquence de participation, les personnes avec qui les activités physiques et sportives sont pratiquées et le contexte (activité organisée ou non-organisée) – l’équipe de recherche a mené une série d’analyses pour identifier les profils les plus fréquents de participation au sport et à l’activité physique à l’adolescence, et comment ces profils influencent potentiellement le parcours futur des participants.
Les adolescents qui pratiquent plusieurs types d’activités physiques, qu’elles soient organisées ou non, sont généralement plus actifs une fois devenus adultes. Ce profil « multisports » semble plus bénéfique que celui des jeunes engagés dans un seul sport organisé, une forme de spécialisation souvent déconseillée.
Cette diversité d’expériences sportives aide les jeunes à développer leur autonomie et leur confiance pour rester actifs, même en dehors de structures formelles. De plus, les adolescents ayant pratiqué une variété de sports sont aussi plus enclins à utiliser l’activité physique comme moyen de faire face au stress, ce qui est associé à une meilleure santé mentale à l’âge adulte.
En résumé, la diversité et la flexibilité des pratiques sportives à l’adolescence semblent être des facteurs clés pour une vie active et une bonne santé mentale à long terme.
Facteurs qui contribuent au maintien de l’activité physique de l’enfance jusqu’à l’âge adulte.
En résumé
Par François Gallant, PhD (anglais seulement)
Communication et Publications
Depuis 2011, les analyses menées par les chercheurs et les étudiants ont mené à la publication de plus de 37 articles scientifiques, 94 présentations lors de conférences scientifiques et 16 présentations où les chercheurs de MATCH étaient conférencier invité.
Pour accéder à l’ensemble des articles scientifiques (révisés par les pairs) publiés par l’équipe de MATCH
L'équipe de MATCH
Depuis 2011, plus d’une trentaine d’étudiants aux études supérieures (programmes de maîtrise ou de doctorat) et d’étudiants en médecine ont travaillé à partir des données de l’étude MATCH afin de parfaire leur expertise en recherche.
Chercheur principal : Mathieu Bélanger
Co-chercheurs : Jennifer Brunet, Isabelle Doré, François Gallant, Katie Gunnell, Jennifer O’Loughlin, Catherine Sabiston et Marie-Pierre Sylvestre
Professionnelle de recherche : Julie Dufresne
Étudiants (passés et présents) : Emilie Beaulieu (MD-Sherbrooke), Marie-Claude Lavigne-Albert (MD-Sherbrooke), Marie-Andrée Giroux (MD-Sherbrooke), Anika Boucher (MD-Sherbrooke), Julie Goguen Carpenter (MSc-Sherbrooke), Jason MacKenzie (MSc-Sherbrooke), Erin Wing (MSc-Ottawa), Stéphanie Ward (MSc-Sherbrooke), François Gallant (MSc-Sherbrooke), Teodora Riglea (MSc-Montréal), Marie-Ève Michaud (MSc-Sherbrooke), Jean-François Clément (MSc-Sherbrooke), Chloé Drapeau (MSc-Montréal), Kristy Smith (PhD-Windsor), Véronique Thibault (PhD-Sherbrooke), François Gallant (PhD-Sherbrooke), Pierre Philippe Wilson Registe (PhD-Sherbrooke) et Salma Jemaa (PhD-Sherbrooke)
Stagiaires postdoctoraux (passés et présents) : Katie Gunnell (Ottawa), Patrick Abi Nader (Sherbrooke), Isabelle Doré (Toronto), Jodie Stearns (Ottawa), Radhouene Doggui (Sherbrooke), Ross Murray (Toronto), Lars Lenze (Berne), Corentin Montiel (Montréal)
